28
Mai
2020

L’histoire de la Rigole d’Hilvern – épisode 2

Pour mener à bien le grand projet du canal, il fallait résoudre une difficulté majeure : le franchissement des reliefs séparant les fleuves et rivières qu’emprunterait successivement le canal. Mais, faire la liaison entre l’Oust et le Blavet n’était pas une mince affaire. Il fallait réaliser un bief (une dérivation) de 5km, creuser dans le schiste, le grès et l’argile …

En mars 1804, le citoyen Bouessel, ingénieur des Ponts et Chaussées, reçoit l’ordre de visiter soigneusement le territoire pour indiquer le point de partage pour la jonction des deux rivières. Il fallait y étudier « le plan économique, la facilité d’exécution […] et l’abondance des eaux que l’on pourra réunir ». L’ingénieur propose donc un tracer pour le canal artificiel, mais l’Empire est mobilisé sur d’autres fronts. Il faut attendre 1820 pour que l’entreprise soit relancée.

Les successeurs de Bouessel s’emploient à résoudre le problème de l’alimentation du bief de partage. Il faut alors trouver puis amener sur place l’eau nécessaire au fonctionnement des écluses qui permettront aux bateaux de franchir le canal. C’est de cette nécessité qu’est née la Rigole d’Hilvern.

Armen n°53 : Août 1993 – La Rigole d’Hilvern

Ecrire un commentaire