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Côtes d’Armor Magazine, le magazine du Conseil général des Côtes d’Armor a réalisé un portrait d’André Le Coq, passionné de gallo et Vice-Président du CAC Sud 22.

Nous retranscrivons l’interview parue dans l’édition du mois de septembre 2012 et une vidéo actuellement disponible sur le site web du Conseil général.

 

[rosepatrimoine]Ancien professeur de français et de latin, le Loudéacien André Le Coq n’en a pas pour autant oublié la langue qui berça son enfance, le gallo, langue romane de Bretagne. Il se l’est réappropriée jusqu’à l’enseigner durant 24 ans. Aujourd’hui encore, traducteur, chroniqueur et collecteur, il contribue à la défense de ce patrimoine oral et écrit, trop longtemps malmené.[/rosepatrimoine]

Depuis quatre ans, André Le Coq consacre sa retraite à sa passion de toujours : la culture et la langue gallèses. Cet ancien professeur de français et de latin au lycée de Loudéac, qui enseignait aussi le gallo dans plusieurs établissements de la région, poursuit ses recherches, notamment à travers le collectage, au sein du CAC Sud 22 – Marc-Le-Bris de Saint-Caradec. “Mon dernier collectage, je l’ai recueilli auprès de Marie Bausson, 88 ans, d’Allineuc. C’est une conteuse et une chanteuse au répertoire très riche, bien connue dans la région”.

[rosepatrimoine]Le gallo, André l’a toujours eu chevillé au corps.[/rosepatrimoine] “J’ai grandi à Plerneuf, dans un milieu gallésan. Je ne maîtrisais pas vraiment la langue, mais je la comprenais et j’en ai toujours gardé des expressions. Puis il y a eu une coupure, quand je suis parti à Saint-Brieuc en internat, de la 6e au bac. Pour autant, j’avais toujours le gallo en tête. Ensuite sont venues les études. J’aime les langues romanes, surtout le latin, une langue à laquelle le gallo doit beaucoup, car c’est la langue romane de Bretagne. Et à la fac, je tombais souvent sur des textes en français ancien avec des tournures gallèses. C’est ça qui m’a ramené vers le gallo”.

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Il faudra attendre 1977 et la Charte culturelle régionale pour que soit pris en compte ce que l’on appelait encore le “parler gallo”, et que son enseignement soit autorisé par l’Éducation nationale. Puis, en 1980, des stages pour les enseignants, auxquels participe André, sont mis en place à l’université de Rennes II. En 1984, le gallo est enfin reconnu comme langue à part entière et devient option au bac.

“C’est à la fois mon amour des langues romanes et le désir d’aller plus loin, en me réappropriant le gallo, qui m’ont incité à me former. J’ai commencé à enseigner en 1984, pour perpétuer, à travers les jeunes, une langue qui est bien vivante. C’est aussi ce qui m’a amené à traduire des albums de Hergé ou d’Uderzo (lire ci-contre), et à écrire aujourd’hui encore dans l’Hebdomadaire d’Armor une chronique en gallo”.

En 2005, une enquête réalisée par l’université de Rennes II évaluait à [rosepatrimoine]200 000 le nombre de Bretons maîtrisant – approximativement ou bien – le gallo, répartis dans toute la haute Bretagne;[/rosepatrimoine]

“Quand on parle de haute Bretagne, n’oublions pas que cela représente les trois cinquièmes de la Bretagne historique (incluant la Loire-Atlantique), précise André. En Côtes d’Armor, on peut définir la zone d’influence gallèse à la partie se situant à l’Est d’une ligne qui irait de Plouha à Mûr-de-Bretagne”.

Même s’il ne se définit pas comme militant, André réagit fermement lorsqu’un quidam s’aventure à lui parler de “patois gallo”. “C’est un peu comme ceux qui voudraient établir une hiérarchie entre les civilisations ! répond-il. Le terme de patois recouvre une notion socio-politique qui stigmatise des langues qui ne sont pas reconnues comme « officielles ».

Or, tous les linguistes vous le diront : à partir du moment où existe un système particulier de signes utilisé pour communiquer, un système organisé, avec ses codes, il s’agit bel et bien d’une langue ! On a d’ailleurs retrouvé des textes du XIIe siècle écrits dans une langue spécifique à la haute Bretagne, l’ancêtre du gallo”.

La vice-présidente du pôle théâtre et scène, Anne Cojean et la directrice, Cécile Mazurier vous présentent le nouvel animateur théâtre recruté en remplacement de Cécile Gallach. Il s’agit de Daniel Livebardon. Il a 46 ans et est originaire de Saint-Etienne. Il a posé ses valises en centre Bretagne « par choix et j’ai la chance de pouvoir y travailler » précise Daniel.

Daniel est un militant de la FNCTA (Fédération Nationale des Compagnies de Théâtre et d’Animation) et a une solide expérience dans l’animation d’ateliers théâtre amateur, jeunes et adultes.

Au CAC Sud 22-Marc Le Bris, il aura les mêmes fonctions que Cécile : animation de huit ateliers enfants et ados (Loudéac, Mûr-de-Bretagne et Saint-Caradec), accompagnement des troupes adultes qui en feront la demande, lien avec Itinéraire Bis, accompagnement des groupes : théâtre engagé, lumière, costume, lecture à voix haute…

Il est joignable par téléphone au 02 96 28 93 53 ou par e-mail à [email protected]

Nous lui souhaitons la bienvenue.

Installé dans une ancienne tannerie, construite par la famille Allaire en 1880, au bord du Lié, le Musée Régional des Métiers de La Chèze vous invite à découvrir les façons de vivre les mœurs, coutumes et habitudes des artisans.

Les milliers d’outils exposés retracent la mémoire du savoir-faire artisanal. De l’enclume du forgeron à l’herminette du charpentier, de la machine à pédale de l’imprimeur à la hache du sabotier, …, toute l’histoire de l’artisanat du Centre Bretagne revit.

Cet été, l’équipe de bénévole organise une Exposition et des animations autour du thème « De l’arbre au sabot » jusqu’au 31 août.

Programme des animations :

  • Vendredi 20 juillet à 14h : Causerie gallèse sur la vie du sabotier (Présentation du métier de sabotier avec M.Aubry, de la Chèze et contes d’Armelle Collet)
  • Vendredi 27 juillet à 20h30 : Cinéma en plein air sur le sabotier de Saint-Gilles du Mené (4 € avec visite du musée gratuit jusqu’à 12 ans)
  • Vendredi 3 août à 15h : « La danse des sabotiers » au musée
  • Vendredi 10 août à 15h : Goûter lecture
  • Vendredi 17 août à 14h30 : Visite guidée de La Chèze

Programme des Ateliers :

animations autour du sabot ouvert à tous les âges : pyrogravure, peinture, coloriage, pâte à modeler… :

  • Les mercredis 18 juillet, 8 et 22 août de 14h à 17h. inscriptions vivement recommandées (1 € par personne)

 

Renseignements : Musée Régional des Métiers

Ouvert du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 et le dimanche de 14h00 à 18h00

1, rue du moulin – 22210 LA CHEZE – Tél. : 02 96 26 63 16

Mail : [email protected]

Site internet : www.museedesmetierslacheze.jimdo.com