Après le succès de l’apéro-gallo du 20 novembre, nous organisons une nouvelle causerie le jeudi 13 décembre, de 16h00 à 18h00, au bar loudéacien “Le Cornouaille”. Après l’automne, ce sera au tour de Noël d’être à l’honneur.

Nous invitons les participants à amener leurs instruments, anecdotes et chansons afin d’animer cette soirée à la manière d’une scène ouverte familiale et conviviale.

Entrée libre et gratuite.

[contactpatrimoine nom=”Cécile Léostic” mail=”[email protected]” telephone=”02 96 28 93 53″]

 

Le nettoyage des plaques de verre du fonds photographique continue.

Plus des 2/3 des plaques ont déjà été remis en état, classés et numérisés par les soins des bénévoles. Merci à eux !

D’ici les prochains mois, nous souhaitons terminer le nettoyage et commencer la valorisation de ces photographies, témoins de la vie du début du XXe siècle. Pour cela nous avons besoin de vous. De quelques heures à plusieurs demi-journées, toutes les initiatives, petites ou grandes sont les bienvenues.  N’hésitez pas à nous contacter afin de connaître les dates et heures de nettoyage prévues au local de Saint-Thélo.

[contactpatrimoine nom=”Cécile Léostic” mail=”[email protected]” telephone=”02 96 28 93 53″]

 

Côtes d’Armor Magazine, le magazine du Conseil général des Côtes d’Armor a réalisé un portrait d’André Le Coq, passionné de gallo et Vice-Président du CAC Sud 22.

Nous retranscrivons l’interview parue dans l’édition du mois de septembre 2012 et une vidéo actuellement disponible sur le site web du Conseil général.

 

[rosepatrimoine]Ancien professeur de français et de latin, le Loudéacien André Le Coq n’en a pas pour autant oublié la langue qui berça son enfance, le gallo, langue romane de Bretagne. Il se l’est réappropriée jusqu’à l’enseigner durant 24 ans. Aujourd’hui encore, traducteur, chroniqueur et collecteur, il contribue à la défense de ce patrimoine oral et écrit, trop longtemps malmené.[/rosepatrimoine]

Depuis quatre ans, André Le Coq consacre sa retraite à sa passion de toujours : la culture et la langue gallèses. Cet ancien professeur de français et de latin au lycée de Loudéac, qui enseignait aussi le gallo dans plusieurs établissements de la région, poursuit ses recherches, notamment à travers le collectage, au sein du CAC Sud 22 – Marc-Le-Bris de Saint-Caradec. “Mon dernier collectage, je l’ai recueilli auprès de Marie Bausson, 88 ans, d’Allineuc. C’est une conteuse et une chanteuse au répertoire très riche, bien connue dans la région”.

[rosepatrimoine]Le gallo, André l’a toujours eu chevillé au corps.[/rosepatrimoine] “J’ai grandi à Plerneuf, dans un milieu gallésan. Je ne maîtrisais pas vraiment la langue, mais je la comprenais et j’en ai toujours gardé des expressions. Puis il y a eu une coupure, quand je suis parti à Saint-Brieuc en internat, de la 6e au bac. Pour autant, j’avais toujours le gallo en tête. Ensuite sont venues les études. J’aime les langues romanes, surtout le latin, une langue à laquelle le gallo doit beaucoup, car c’est la langue romane de Bretagne. Et à la fac, je tombais souvent sur des textes en français ancien avec des tournures gallèses. C’est ça qui m’a ramené vers le gallo”.

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Il faudra attendre 1977 et la Charte culturelle régionale pour que soit pris en compte ce que l’on appelait encore le “parler gallo”, et que son enseignement soit autorisé par l’Éducation nationale. Puis, en 1980, des stages pour les enseignants, auxquels participe André, sont mis en place à l’université de Rennes II. En 1984, le gallo est enfin reconnu comme langue à part entière et devient option au bac.

“C’est à la fois mon amour des langues romanes et le désir d’aller plus loin, en me réappropriant le gallo, qui m’ont incité à me former. J’ai commencé à enseigner en 1984, pour perpétuer, à travers les jeunes, une langue qui est bien vivante. C’est aussi ce qui m’a amené à traduire des albums de Hergé ou d’Uderzo (lire ci-contre), et à écrire aujourd’hui encore dans l’Hebdomadaire d’Armor une chronique en gallo”.

En 2005, une enquête réalisée par l’université de Rennes II évaluait à [rosepatrimoine]200 000 le nombre de Bretons maîtrisant – approximativement ou bien – le gallo, répartis dans toute la haute Bretagne;[/rosepatrimoine]

“Quand on parle de haute Bretagne, n’oublions pas que cela représente les trois cinquièmes de la Bretagne historique (incluant la Loire-Atlantique), précise André. En Côtes d’Armor, on peut définir la zone d’influence gallèse à la partie se situant à l’Est d’une ligne qui irait de Plouha à Mûr-de-Bretagne”.

Même s’il ne se définit pas comme militant, André réagit fermement lorsqu’un quidam s’aventure à lui parler de “patois gallo”. “C’est un peu comme ceux qui voudraient établir une hiérarchie entre les civilisations ! répond-il. Le terme de patois recouvre une notion socio-politique qui stigmatise des langues qui ne sont pas reconnues comme « officielles ».

Or, tous les linguistes vous le diront : à partir du moment où existe un système particulier de signes utilisé pour communiquer, un système organisé, avec ses codes, il s’agit bel et bien d’une langue ! On a d’ailleurs retrouvé des textes du XIIe siècle écrits dans une langue spécifique à la haute Bretagne, l’ancêtre du gallo”.